Kabukicho

Kabukicho est le quartier le plus sulfureux de Tokyo. Théâtre des faux-semblants, il est le lieu où la séduction peut rapporter gros, mais broie les âmes faibles. Deux personnalités dominent la scène : le très élégant Yudai, dont les clientes goûtent la distinction et l’oreille attentive, et Kate Sanders, l’Anglaise la plus recherchée des hôtesses du Club Gaïa, l’un des derniers lieux où les fidèles apprécient plus le charme et l’exquise compagnie féminine que les plaisirs charnels.
Pourtant, sans prévenir, la jeune femme disparaît. Le piège de Kabukicho s’est-il refermé ? À Londres, son père reçoit sur son téléphone portable une photo où elle apparaît, les yeux clos, suivie de ce message : « Elle dort ici. » Bouleversé, mais déterminé à retrouver sa fille, Sanders prend le premier avion pour Tokyo, où Marie, colocataire et amie de Kate, l’aidera dans sa recherche. Yamada, l’imperturbable capitaine de police du quartier de Shinjuku, mènera quant à lui l’enquête officielle.

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REVUE DE PRESSE

Dominique Sylvain connaît bien le Japon, où elle a longtemps vécu, et cela se sent. Ce polar est une étonnante plongée dans les faux-semblants et la misère humaine de Kabukicho, lieu de plaisirs autant que de non-dits.
Libération Next

« L’enquête fait apparaître un décor étonnant, et des personnages intenses, échappant aux clichés et description trash que le sujet pouvait faire craindre (…) Et l’auteure, dans un style efficace non dénué de subtilité et de fulgurances, réussit à nous emmener où elle veut, dans ce pays où elle a séjourné dix ans, et dans ces nuits clinquantes et tendues, traversées par son regard aigu ».
MARIE-CLAIRE

Dominique Sylvain a changé d’écriture pour ce nouveau livre très sombre et d’une précision d’entomologiste. Elle abandonne l’humour de sa série avec Ingrid Diesel et Lola Jost ou la critique sociale avec « Guerre sale » pour renouer avec la veine de « Baka ! » qui se situait lui aussi au Japon. Quitter ses personnages récurrents apporte à la romancière une liberté bienvenue et un nouveau sens du rythme et de la narration.
Christine Ferniot, LIRE

Bienvenue à Tokyo. Ou, plutôt, bienvenue à Kabukicho. Grâce à l’écriture enlevée de Dominique Sylvain, à ses descriptions minutieuses, à ses personnages bien campés, à son intrigue au cordeau, faite de rebondissements jusqu’au dénouement, le lecteur se trouve embarqué dans un voyage qu’il n’est pas prêt d’oublier (…) Un roman noir original, dépaysant et haletant. Que demander de plus ?
Marc Fernandez, LCI

Comment la traque peut-elle se terminer ? Dominique Sylvain, qui a vécu au Japon, s’est servie de sa parfaite connaissance de la capitale pour nous y plonger corps et âme, avec une écriture fine, ciselée et extrêmement additive.
Brice Vauthier, librairie L’Etagère (Saint-Malo) dans PAGE des libraires

Le roman fait le portrait d’un Tokyo secret tandis que l’enquête s’intéresse à l’entourage de Kate, personnages de provenance diverses attirés comme des papillons de nuit par la frénésie de Kabukicho et pourtant livrés à leur solitude intérieure.
Air France Madame

Kabukicho confirme la tendance de son auteure à oser totalement le noir, à assumer une tournure plus cruelle à ses histoires – évolution passionnante que ses précédents livres amorçaient et que ce nouvel opus appuie avec maestria, grâce notamment à une fin effarante (et réjouissante !)
Loin de rester confinée dans son confort de romancière reconnue et ses habitudes, Dominique Sylvain fait évoluer son œuvre, et cette remise en question audacieuse débouche aujourd’hui sur l’un de ses meilleurs livres. On ne peut que la féliciter, et attendre la suite avec une curiosité renouvelée.
cannibaleslecteurs.com

Au fond, s’il y a un coupable, sa découverte est secondaire dans le déroulement de l’enquête, tant chacun des personnages joue avec la réalité, avec sa réalité, se ment à lui-même, ment aux autres et contribue à faire vivre et prospérer cette société étonnante où l’on raffole des règles, des traditions mais où l’on peut s’arranger avec elles, ou le bien est très proche du mal, et la morale pas très loin de la transgression.
Lis tes ratures

Les émotions transparaissent à profusion, j’ai senti le désarroi des personnages mais aussi la colère et la souffrance.
Pas que ce soit jubilatoire, loin de là mais c’est vivant, j’aime ressentir et voir à travers les lignes.
D’ailleurs j’ai trouvé ce roman assez visuel, j’ai pu voir presque comme dans un film et j’ai aimé ça.
J’étais effectivement assez curieuse de voir ce que pouvait donner le roman d’une française à la sauce japonaise et le dépaysement a été au rendez-vous.
L’ambiance créée est fabuleuse, j’ai pu sentir la fumée à l’intérieur des bars et c’est un pays tellement différent avec des coutumes et des procédés à l’opposé des nôtres, c’est je pense fidèlement reproduit. 
Le Shoot de Loley

Dominique sème des petits cailloux blancs tout au long de l’intrigue, elle nous guide avec finesse et dans une approche pertinente vers le dénouement, mais elle reste la maître des lieux et la vérité ne vient que dans les dernières lignes.
C’est un des romans les plus aboutis de l’auteur et il serait agréable de le voir porté à l’écran.
bernieshoot.fr

Bien plus que d’écrire, Dominique Sylvain peint des décors cubistes… Que ce soit un passage parisien ou un quartier de la capitale nipponne, elle en restitue la complexité faussement pittoresque ou sulfureuse. Les mots poussent les mots, foule pressée ou braillarde qui s’engouffre dans des caves où la fornication s’offre en spectacle, façon site Xtreme.
DOMINIQUE SYLVAIN : le retour. Le retour d’une artiste peintre de l’âme humaine, d’une très grande peintre du polar.
rayonpolar.com

L’ambiance créée par Dominique Sylvain dans Kabukicho est fabuleuse, vous aurez même l’impression de sentir la fumée dans les bars… Assurément une belle découverte littéraire. Dépaysement garanti !
Vous allez adorer la complexité du fonctionnement des clubs nippons, où la frontière entre hôtesse, dame de compagnie et prostitué est plus qu’ambigüe, et sans cesse l’objet de glissements imperceptibles.
Ce roman sombre conduit par une auteure à la plume particulièrement habile, vous rendra totalement addict. Alors allez-y, succombez à votre curiosité et lisez Kabukicho, un inratable pour ceux qui aiment les polars ou/et le Japon !
booquin.fr

Dominique Sylvain a construit un texte fort, une dramatique aussi intense qu’une représentation de théâtre No, joué par des humains attachants, un brin frivoles, mais toujours enveloppés dans un kimono d’humanité. Les personnages sont crédibles, même pour nous Occidentaux, qui avons de la difficulté à comprendre ce type de prostitution où la parole fait office de coït, où la jouissance se manifeste dans l’écoute de l’autre…
Dominique Sylvain possède une plume extraordinaire. Elle qui nous fait sourire avec ses deux « pétroleuses » Ingrid et Lola, elle réussit dans ce roman, à nous émouvoir, à nous déstabiliser avec un style à couper le souffle et des émotions à fendre le cœur. Quel talent et surtout, quelle façon de le manifester sous différentes formes !
Polar, noir et blanc

Dominique Sylvain a su me faire voyager. Elle m’a totalement plongée au cœur de cette société en perpétuel mouvement. Elle a su me faire comprendre ses contradictions. J’avais déjà découvert le Japon avec son tout premier roman « Baka » mais cette fois, l’auteur va bien plus loin. A travers cette histoire au cœur d’un quartier chaud, elle retranscrit et arrive à nous faire sentir la quintessence de ce pays…
Alors oui, je me suis laisser prendre au piège. Oui je me suis attachée à ces personnages pas forcément très attachants pourtant. Oui j’ai été totalement en empathie avec certains mais aussi avec ce Japon que l’auteur affectionne tant…
Oui, je le crie haut et fort, Dominique Sylvain a réussi son coup. Elle a su me surprendre. Elle a surtout su, avec ce titre à part, totalement se renouveler. Et, oui à travers ce titre, c’est, pour moi, une belle redécouverte de cette auteure. Alors…Merci Madame pour tout ça !
Collectif polar : chronique de nuit

C’est un voyage étonnant que nous propose Dominique Sylvain, un voyage au pays du soleil levant où chaque acte, chaque pensée, chaque mot est pesé par ses autochtones. Le pays des mille contrastes. Entre pudeur ancestrale et exhibitionnisme de l’âme.
La société japonaise est merveilleusement analysée par l’auteure, c’est peu dire qu’on s’y croit d’autant que contrairement à certains polars globe-trotters, les personnages principaux ne sont pas tous blancs et caucasiens. Au contraire, ceux auxquels on s’attache le plus sont ceux du cru. La justesse des attitudes ne trahit jamais l’appartenance de la matière à une écrivaine française.
D’ailleurs, l’auteure désamorce les codes de l’enquête classique en nous laissant deviner rapidement les contours de l’intrigue et l’identité du coupable par les indices abandonnés volontairement.
Ce qui l’intéresse, c’est cette plongée en terre des âmes perdues au sein du « Kabukicho ».
Ce qui séduit le lecteur, c’est le destin de ces êtres brisés, le saignement continu de leur existence qui s’écoule au fil des pages jusqu’à en laisser certains exsangues… errant comme des ombres fantomatiques sur l’intrigue, leurs plaies jamais pansées.
L’histoire se déroule telle une corolle qui s’épanouit, une fleur aux couleurs sanguines venant mêler Eros et Thanatos. Mais les deux ne sont-ils pas toujours inextricablement mêlés ?
C’est contagieux !

Dès le début, j’étais à Kabukicho. J’avais les odeurs, les lumières, les bruits, l’ambiance. C’est la « touche DS ». Elle est forte pour ça. On voit qu’elle connaît bien son sujet et qu’elle le maîtrise à la perfection.  Je suis même déçue de l’avoir fini si vite. Il va falloir attendre le prochain !
Les Motordus d’Anne-Ju

Dominique Sylvain nous entraîne dans le quartier sulfureux de Tokyo avec beaucoup de subtilité, de respect et de tendresse. Elle arrive à nous faire ressentir cet esprit asiatique de retenue, de secret, de mystère à travers trois personnages principaux qui auront chacun leurs chapitres, en forme de roman choral…
Dominique Sylvain nous livre un roman abouti, passionnant à plusieurs égards, pour une visite guidée dans une ville peu connue des occidentaux. Elle nous dévoile des pans particuliers sur la façon de penser et de vivre des Japonais… Elle y a mis sa passion, son amour, son respect. Cité des mensonges ? Cité des secrets ? Cité des passions déçues. Superbe !
Black Novel 1



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