Les blogueurs plébiscitent Kabukicho

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Quel fascinant roman que ce “Kabukicho” qui se fraie un chemin entre le roman de moeurs et le thriller tout en réussissant une immersion complète au coeur du quartier chaud de Tokyo… Dominique Sylvain a vécu dix ans dans l’archipel nippon et sa connaissance de ce pays contribue à éloigner son roman d’un exotisme de mauvais aloi. Cette quête de la vérité et de l’identité pleine de chausses- trappes nous immerge dans une société où les masques tombent pour révéler d’autres masques. L’écrivain nous offre une peinture très réaliste d’un monde pleine de rabatteurs, de portiers, de putes, de gigolos, de salarymen, d’hôte et d’hôtesse, de mamas-san et de boss yakuzas, de serveurs de restaurants, de gardiens et de videurs, de salariés des magasins ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et des loves hôtels. Les descriptions sont savoureuses et les situations souvent surprenantes. Oui “Kabukicho” est un roman fascinant qui nous tient en haleine jusqu’au dernier idéogramme…

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Kabukicho confirme la tendance de son auteure à oser totalement le noir, à assumer une tournure plus cruelle à ses histoires – évolution passionnante que ses précédents livres amorçaient et que ce nouvel opus appuie avec maestria, grâce notamment à une fin effarante (et réjouissante !)
Loin de rester confinée dans son confort de romancière reconnue et ses habitudes, Dominique Sylvain fait évoluer son œuvre, et cette remise en question audacieuse débouche aujourd’hui sur l’un de ses meilleurs livres. On ne peut que la féliciter, et attendre la suite avec une curiosité renouvelée.

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Si on ne lâche pas Kabukicho c’est surtout grâce à la psychologie des personnages qui permet au lecteur de s’interroger sans cesse sur la vérité de ce qu’il a sous les yeux. Yudai a servi de modèle à un personnage de Manga publié par son ex-femme et dit lui-même qu’à force de mentir il ne sait plus très bien qui il est. Marie écrit un roman qui semble autobiographique, l’enquête sur Kate fait apparaître plusieurs zones d’ombre. Quant à Yamada, victime d’un grave traumatisme crânien qui l’a rendu en partie amnésique, il est lui-même sujet à interrogations sur ses propres perceptions ce qui le rend particulièrement intéressant. Ajoutons un clin d’oeil au personnage de Patricia Highsmith, Tom Ripley, la menace permanente des Yakusa, l’organisation mafieuse japonaise qui règne sur le quartier et on a une bonne idée de l’ambiance générale.
Tout ceci finit par exercer une certaine fascination sur le lecteur pris autant dans l’intrigue que dans le décor, électrique et glauque. D’autant que l’auteure refuse de céder complètement à la noirceur et permet à l’émotion de se frayer un chemin, histoire de garder un peu d’espoir. Kabukicho est une belle réussite, un polar efficace avec un supplément d’âme, comme j’aime.

Romans NOIRS et PLUS si affinités
Si le scénario est bien ficelé, la toile de fond japonaise est tout aussi réjouissante, contraste saisissant d’hypermodernité et de coutumes ancestrales où les codes sont encrés dans les mentalités. En bonus un suspens psychologique captivant complété par de belles fausses pistes font de ce livre une belle découverte.

Lis tes ratures
Au fond, s’il y a un coupable, sa découverte est secondaire dans le déroulement de l’enquête, tant chacun des personnages joue avec la réalité, avec sa réalité, se ment à lui-même, ment aux autres et contribue à faire vivre et prospérer cette société étonnante où l’on raffole des règles, des traditions mais où l’on peut s’arranger avec elles, ou le bien est très proche du mal, et la morale pas très loin de la transgression.

Les lectures de l’oncle Paul
Les plus importants pour l’auteur, ce sont les personnages qui déambulent dans cette histoire, en sont les éléments principaux. Ils sont à double facette, ou plutôt comme des meubles d’apparence banale mais comportant en leur sein des tiroirs secrets. Et lorsque Dominique Sylvain les ouvre, peu à peu, ils mettent au jour des éléments en trompe-l’œil. Manipulations, mensonges, faux semblants se révèlent progressivement et le lecteur se trouve plongé dans une intrigue diablement maîtrisée.

Le Shoot de Loley
Les émotions transparaissent à profusion, j’ai senti le désarroi des personnages mais aussi la colère et la souffrance.
Pas que ce soit jubilatoire, loin de là mais c’est vivant, j’aime ressentir et voir à travers les lignes.
D’ailleurs j’ai trouvé ce roman assez visuel, j’ai pu voir presque comme dans un film et j’ai aimé ça.
J’étais effectivement assez curieuse de voir ce que pouvait donner le roman d’une française à la sauce japonaise et le dépaysement a été au rendez-vous.
L’ambiance créée est fabuleuse, j’ai pu sentir la fumée à l’intérieur des bars et c’est un pays tellement différent avec des coutumes et des procédés à l’opposé des nôtres, c’est je pense fidèlement reproduit. 

bernieshoot.fr
Dominique sème des petits cailloux blancs tout au long de l’intrigue, elle nous guide avec finesse et dans une approche pertinente vers le dénouement, mais elle reste la maître des lieux et la vérité ne vient que dans les dernières lignes.
C’est un des romans les plus aboutis de l’auteur et il serait agréable de le voir porté à l’écran.

Des Livres et Moi
N’hésitant pas à le malmener dès les premiers instants, l’auteure ne tarde pas ensuite à entraîner son lecteur au coeur d’une intrigue sombre et machiavélique, mais incroyablement bien pensée et ficelée. (…) Particulièrement bien brossés et construits avec soin et minutie, les personnages nous font ainsi vivre le récit et ressentir moult émotions. Profondément creusée, la psychologie du coupable en est même terrifiante voire démoniaque, et parvient à elle seule à tenir le lecteur en haleine au fil des chapitres qui défilent toujours plus vite, et jusqu’à une situation finale dont le contrôle échappera complètement au lecteur, le laissant complètement ahuri et foncièrement amer. La plume est toujours aussi vive, nerveuse, son style fluide et efficace qui, renforcé par de courts chapitres, rend ce roman d’autant plus prenant.

rayonpolar.com
Bien plus que d’écrire, Dominique Sylvain peint des décors cubistes… Que ce soit un passage parisien ou un quartier de la capitale nipponne, elle en restitue la complexité faussement pittoresque ou sulfureuse. Les mots poussent les mots, foule pressée ou braillarde qui s’engouffre dans des caves où la fornication s’offre en spectacle, façon site Xtreme.
DOMINIQUE SYLVAIN : le retour. Le retour d’une artiste peintre de l’âme humaine, d’une très grande peintre du polar.

booquin.fr
L’ambiance créée par Dominique Sylvain dans Kabukicho est fabuleuse, vous aurez même l’impression de sentir la fumée dans les bars… Assurément une belle découverte littéraire. Dépaysement garanti !
Vous allez adorer la complexité du fonctionnement des clubs nippons, où la frontière entre hôtesse, dame de compagnie et prostitué est plus qu’ambigüe, et sans cesse l’objet de glissements imperceptibles.
Ce roman sombre conduit par une auteure à la plume particulièrement habile, vous rendra totalement addict. Alors allez-y, succombez à votre curiosité et lisez Kabukicho, un inratable pour ceux qui aiment les polars ou/et le Japon !

Polar, noir et blanc
Dominique Sylvain a construit un texte fort, une dramatique aussi intense qu’une représentation de théâtre No, joué par des humains attachants, un brin frivoles, mais toujours enveloppés dans un kimono d’humanité. Les personnages sont crédibles, même pour nous Occidentaux, qui avons de la difficulté à comprendre ce type de prostitution où la parole fait office de coït, où la jouissance se manifeste dans l’écoute de l’autre…
Dominique Sylvain possède une plume extraordinaire. Elle qui nous fait sourire avec ses deux « pétroleuses » Ingrid et Lola, elle réussit dans ce roman, à nous émouvoir, à nous déstabiliser avec un style à couper le souffle et des émotions à fendre le cœur. Quel talent et surtout, quelle façon de le manifester sous différentes formes !

Collectif polar : chronique de nuit
Dominique Sylvain a su me faire voyager. Elle m’a totalement plongée au cœur de cette société en perpétuel mouvement. Elle a su me faire comprendre ses contradictions. J’avais déjà découvert le Japon avec son tout premier roman « Baka » mais cette fois, l’auteur va bien plus loin. A travers cette histoire au cœur d’un quartier chaud, elle retranscrit et arrive à nous faire sentir la quintessence de ce pays…
Alors oui, je me suis laisser prendre au piège. Oui je me suis attachée à ces personnages pas forcément très attachants pourtant. Oui j’ai été totalement en empathie avec certains mais aussi avec ce Japon que l’auteur affectionne tant…
Oui, je le crie haut et fort, Dominique Sylvain a réussi son coup. Elle a su me surprendre. Elle a surtout su, avec ce titre à part, totalement se renouveler. Et, oui à travers ce titre, c’est, pour moi, une belle redécouverte de cette auteure. Alors…Merci Madame pour tout ça !

C’est contagieux !
C’est un voyage étonnant que nous propose Dominique Sylvain, un voyage au pays du soleil levant où chaque acte, chaque pensée, chaque mot est pesé par ses autochtones. Le pays des mille contrastes. Entre pudeur ancestrale et exhibitionnisme de l’âme.
La société japonaise est merveilleusement analysée par l’auteure, c’est peu dire qu’on s’y croit d’autant que contrairement à certains polars globe-trotters, les personnages principaux ne sont pas tous blancs et caucasiens. Au contraire, ceux auxquels on s’attache le plus sont ceux du cru. La justesse des attitudes ne trahit jamais l’appartenance de la matière à une écrivaine française.
D’ailleurs, l’auteure désamorce les codes de l’enquête classique en nous laissant deviner rapidement les contours de l’intrigue et l’identité du coupable par les indices abandonnés volontairement.
Ce qui l’intéresse, c’est cette plongée en terre des âmes perdues au sein du « Kabukicho ».
Ce qui séduit le lecteur, c’est le destin de ces êtres brisés, le saignement continu de leur existence qui s’écoule au fil des pages jusqu’à en laisser certains exsangues… errant comme des ombres fantomatiques sur l’intrigue, leurs plaies jamais pansées.
L’histoire se déroule telle une corolle qui s’épanouit, une fleur aux couleurs sanguines venant mêler Eros et Thanatos. Mais les deux ne sont-ils pas toujours inextricablement mêlés ?

Les Motordus d’Anne-Ju
Dès le début, j’étais à Kabukicho. J’avais les odeurs, les lumières, les bruits, l’ambiance. C’est la « touche DS ». Elle est forte pour ça. On voit qu’elle connaît bien son sujet et qu’elle le maîtrise à la perfection.  Je suis même déçue de l’avoir fini si vite. Il va falloir attendre le prochain !

Black Novel 1
Dominique Sylvain nous entraîne dans le quartier sulfureux de Tokyo avec beaucoup de subtilité, de respect et de tendresse. Elle arrive à nous faire ressentir cet esprit asiatique de retenue, de secret, de mystère à travers trois personnages principaux qui auront chacun leurs chapitres, en forme de roman choral…
Dominique Sylvain nous livre un roman abouti, passionnant à plusieurs égards, pour une visite guidée dans une ville peu connue des occidentaux. Elle nous dévoile des pans particuliers sur la façon de penser et de vivre des Japonais… Elle y a mis sa passion, son amour, son respect. Cité des mensonges ? Cité des secrets ? Cité des passions déçues. Superbe !

L1020382Photo le 04-10-2016 à 17.25 #2



Une réponse à “Les blogueurs plébiscitent Kabukicho”

  1. […] Sur son blog, on peut lire  » Quel fas­ci­nant roman que ce “Kabu­ki­cho” qui se fraie un che­min entre le roman de moeurs et le thril­ler tout en réus­sis­sant une immer­sion com­plè­te au coeur du quar­tier chaud de Tokyo… Domi­ni­que Syl­vain a vécu dix ans dans l’archipel nip­pon et sa connais­san­ce de ce pays contri­bue à éloi­gner son roman d’un exo­tis­me de mau­vais aloi. Cet­te quê­te de la véri­té et de l’identité plei­ne de chaus­ses- trap­pes nous immer­ge dans une socié­té où les mas­ques tom­bent pour révé­ler d’autres mas­ques. L’écrivain nous offre une pein­tu­re très réa­lis­te d’un mon­de plei­ne de rabat­teurs, de por­tiers, de putes, de gigo­los, de sala­ry­men, d’hôte et d’hôtesse, de mamas-san et de boss yaku­zas, de ser­veurs de res­tau­rants, de gar­diens et de videurs, de sala­riés des maga­sins ouverts vingt-qua­tre heu­res sur vingt-qua­tre et des loves hôtels. » […]

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