L’Inconnue de Brooklyn
Bensonhurst, 1985. Trois adolescents se rencontrent au cœur du quartier italien de Brooklyn « protégé » par la mafia.
Entre amitié et désir amoureux, leurs liens les aident à croire dur comme fer en leurs rêves : Lou et Sharon feront du cinéma, Josh sera ingénieur.
Pourtant, au fil des années, le destin s’en mêle et les ambitions se teintent d’amertume. Tandis que Sharon part à la dérive et que Josh semble suivre les traces de son escroc de père, seul Lou reste fidèle à la promesse qu’il s’est faite : devenir un cinéaste reconnu.
Lorsque deux membres du trio se seront brûlé les ailes aux feux du pouvoir et de l’argent, une question s’imposera. Si la fidélité aux valeurs du passé vous incite à donner le meilleur de vous-même, peut-elle aussi vous pousser au pire ?
RETOURS DE LECTURE (PRESSE, LIBRAIRES, BLOGS…)
- Il y a, dans L’Inconnue de Brooklyn, une façon très sûre d’entrer dans le roman noir : par l’enfance, non par le cadavre. Dominique Sylvain installe d’abord une voix, un quartier, une mémoire. Lou Deschanel raconte Bensonhurst comme on rembobine une vieille bobine abîmée, avec ses éclats comiques, ses terreurs, ses fidélités minuscules et ses violences fondatrices. Dès l’ouverture, le ton donne sa mesure : « L’année de mes onze ans, cohabiter avec une super héroïne et un zombie ne m’empêchait pas de me faire régulièrement défoncer le portrait. » Tout le livre tient déjà dans cette phrase : l’humour comme protection, la douleur comme décor, le romanesque comme manière de survivre.
Nicolas Gary, ActuaLitté
- Lou, élevé par une mère infirmière et un père à jamais traumatisé par la guerre du Viêt-Nam, rêve d’une carrière de cinéaste. Sharon aspire à devenir une actrice mais elle grandit dans un foyer recomposé instable avec une mère fantasque et un beau-père entreprenant. Josh, fils d’un pasteur arnaqueur veut devenir ingénieur mais les déboires de sa famille l’éloignent à jamais des bancs de l’école pour ceux du crime organisé (…) Par bonds temporels successifs, on observe l’évolution intime et personnelle de ces trois gosses inséparables et on voit le lien se distendre puis se resserrer au gré des évènements. Cette brillante et émouvante fresque de la lorraine Dominique Sylvain s’inscrit avec bonheur dans la série « New York Made in France ».
Jean-Paul Guéry
- Avec un catalogue d’atmosphères dans la tête, une impressionnante rigueur documentaire et une imagination débordante, l’écrivaine qui « croit beaucoup aux détails » offre à son lecteur une immersion totale dans le roman noir américain, où tout est vrai et tout est faux. Et quand on lui demande si le défi ne l’a pas effrayée, elle rit : « Je suis une trouillarde dans la vie, mais quand il s’agit d’écrire, je n’ai peur de rien ! »
Valérie Susset, L’Est républicain
- La relation au long cours des trois personnages principaux, bien campés, embrasse subtilement le changement d’époque.
Isabelle Lesniak, Les Échos
- Dans L’Inconnue de Brooklyn, Dominique Sylvain déploie un roman noir qui ne cherche pas l’esbroufe mais la justesse. Ce qui frappe d’emblée, c’est cette manière feutrée d’installer un quartier, une époque, des destins qui se frôlent avant de s’embraser. Sylvain ne copie pas l’Amérique : elle la réinvente avec une précision sensible, presque tactile, où chaque détail respire la vie de Bensonhurst.
Le trio formé par Lou, Sharon et Josh porte le récit avec une intensité rare. Leur amitié, cabossée mais tenace, devient le fil rouge d’une histoire où les rêves de cinéma côtoient les ombres mafieuses, où l’adolescence s’effiloche dans les choix qui marquent une vie. Sylvain excelle à montrer comment les blessures fondatrices sculptent les trajectoires, sans jamais céder au pathos.
Bernie, Rainfolk’s diaries
- L’autrice Dominique Sylvain livre un récit multiple plein de nostalgie, mêlé de tendresse et de sombres vérités. Elle embarque le lecteur jusqu’aux années 2020, alors que chacun des trois protagonistes a suivi son destin. Un roman beau et touchant.
Fabien Jouatel, Ouest France
- J’ai particulièrement apprécié la manière dont Dominique Sylvain donne vie à Brooklyn. Elle ne se contente pas de planter un décor : elle restitue une atmosphère, une époque, un milieu social (…) Un roman profond sur les traces que l’on garde du passé, les choix qui nous construisent et les liens que la vie met parfois à l’épreuve.
L’Atelier de litote
